On
dit qu’autrefois, au cœur de ce
pays, s’écoulait la rivière d’or.
On dit qu’on y trouvait alors des champs abondants
et des forêts magnifiques.
On dit qu’il y faisait bon vivre et que la population
y était plus heureuse que nulle part ailleurs.
Mais on dit aussi qu’on y a découvert,
un jour, un précieux minerai.
On dit que, de ce jour, ce fut la cohue : on affrétait
navires et vaisseaux et des quatre coins du monde, débarquèrent
aventuriers intrépides ou voyageurs curieux,
en quête de fortune.
Mais on sait que la fortune a un prix : il fallut
abattre des arbres, élever des cloisons, détourner
des rivières, couler du béton, raser des
collines, creuser une mine…
Bientôt, le ciel était obscurci par de
gros nuages, lourds et gris que, jamais, ne traversait
le soleil. La terre noire y était sèche
et rocailleuse, les arbres presque inexistants et l’air
irrespirable. Même les animaux s’étaient
enfuis.
On dit que sur cette île vivaient trois frères et
que les deux premiers étaient aussi cruels et
méchants que le dernier était bon et généreux.
On
dit cependant, que celui qui atteindrait le sommet
de cette montagne, là où la rivière
prend sa source et qui y verserait trois gouttes
d’une eau parfaitement pure, on dit que
celui-ci verrait revenir… la rivière
d’or !
Mais attention, on dit enfin que celui dont le
cœur ne serait pas parfaitement pur et désintéressé…
celui-là se verrait transformé en
un affreux rocher noir. On dit… …
Mais on dit tellement de choses Il était une fois, un conte pour
enfants... mais aussi pour leurs parents !
Librement
adapté d’un texte de John Ruskin
("Le roi de la rivière d’or"),
ce conte est une parabole écologique
sur l’environnement et, plus précisément,
sur l’impact des activités
humaines sur celui-ci.
Ecriture
et mise
en voix: Bernard Lœbf
Mise en espace : Stéphane
Salin
Librement adapté d’un conte
de John Ruskin
Durée : 30 mn
environ
Public familial à partir
de 7 ans (70 pers. max.)
Dans
un pays lointain, un roi
avait pour principal amusement…
de faire couper des têtes. Oh,
les rois ont ce rare privilège
de pouvoir s’amuser comme ils
l’entendent.
Hélas, ces royales facéties
ne sont pas toujours du goût
du petit peuple. Mais nul n’ignore
combien le peuple sait se montrer
rabat-joie
Les conseillers du roi, par exemple,
qui pensaient que couper trop de têtes
risquaient de réduire la population
ne pouvaient, évidemment, que
contrarier notre monarque.
Aussi trouva-t-il la solution, aussi
radicale qu’amusante: couper
la tête des conseillers.
Ne restaient plus autour de la tête
couronnée que des gardes serviles
et des espions fielleux. Le reste
du royaume était plongé
dans une terreur permanente. Et pour
éviter toute contestation,
le Roi interdisait toute forme d’éducation.
Mais un jour, le roi eut vent d’une
petite vieillarde qui apprenait aux
enfants à lire et à
écrire. N’est ce pas
là, un premier pas vers la
réflexion ? Et les rois n'aiment
pas que leur peuple réfléchisse!
Il ne pouvait admettre, bien sur,
qu’on brave ainsi son autorité….
Libre
adaptation d’un
conte africain
traditionnel
Écrit
et interprété
par Bernard
Lœbf
Répétiteur
et mise en espace:
Stéphane
Salin
Habillage musical:
Vivaldi,
Mendelshon